L’alimentation et le Yoga

L’alimentation et le Yoga.

Quand on vit en yoga, nous sommes amenés à nous poser bon nombre de questions de tout ordre et notamment sur un sujet qui est essentiel à notre survie : L’alimentation.

Mais comment se nourrir tout en respectant son corps et amener un processus de transformation physique, mentale, énergétique et spirituelle, comme le vise la tradition du yoga.

D’après C. Tikhomiroff dans un article de juillet 2015, il y a trois piliers pour une bonne alimentation yogique.

Le premier pilier « Rasa » qui signifie en sanskrit saveur, est le pilier qui concerne la nourriture du corps physique.

Le deuxième pilier est « Prana » qui signifie en sanskrit la notion du souffle, l’énergie vitale, qui est la nourriture du corps énergétique.

Et le dernier pilier « Muna » qui signifie en sanskrit le silence, qui est la nourriture du corps mental.

En ce qui concerne le pilier de la nourriture physique, que je vais privilégier aujourd’hui, plusieurs réponses sont venues par le site d’un article de « toutelanutrition.com », d’après eux il y a 3 caractères des aliments, qui se nomme dans la culture Yogi : Les trois qualités, « gunas ».

  • L’inertie (tamas)
  • Le dynamisme (rajas)
  • L’équilibre (sattva)

Ces trois qualités sont pour toutes les sphères du yoga, autant pour les postures que pour dans ce cas-ci la nourriture physique.

Dans un premier temps, ils mentionnent que les aliments « tamasiques » sont des plats qui peuvent causer la fatigue importante de l’organisme lors de la digestion, ces aliments sont la viande et l’alcool…

Pour la nourriture « rajasique », ce sont des aliments qui sont des excitants, qui nous détachent de notre plénitude, qui affectent notre système nerveux, nous rendant impatients et agités. Ces aliments sont le café, le gingembre, les sucres raffinés, les  chocolats, ainsi que les produits salés…

Maintenant, pour la nourriture « sattvique », ce sont les aliments sains qui nous porte à l’équilibre. Cette nourriture « sattvique » est la mieux considérée par la culture Yogique, rendant celui qui la mange avec une meilleure clarté mentale et physique. Ces aliments sont les fruits et légumes, les graines et les aliments complets. Ce sont les aliments à privilégier.

D’après C. Tikhomiroff, il est important de prendre conscience que l’acte de manger est un acte de vie, un acte de survie, un acte sacré. L’important est de manger en conscience, de ne pas trop manger, en quantité et en fréquences. Il mentionne que dans les textes du yoga, c’est mentionné qu’il faut garder un quart de l’estomac vide, qu’il faut laisser une longues plages d’heure durant lesquelles les processus digestifs se reposent, donc de faire 2 prises alimentaires par 24 heures. De plus, ces textes préconisent également de manger des produits locaux le plus possible. Les textes du yoga ne posent aucun interdit sauf pour l’ail, ils reconnaissent les bienfaits de l’ail, mais il note que l’ail produirait des effets indésirables, surtout pour le prânâyâma et la méditation. « Il opacifie la respiration et alourdi le mental ».

Plusieurs Yogiques sont végétariens, d’après un article de Mme Caroline Nizard chercheuse affiliée à l’institut d’histoire et Anthropologie des religions de l’Université de Lausanne « Végétarisme et yoga. Des représentations à la construction de soi » et ils le seraient pour différentes raisons : Par croyances religieuses, par souci pour l’environnement et refus de la cruauté envers les animaux, par intérêts diététiques et de santé, enfin par principes éthiques, moraux ou philosophiques. Ainsi que pour la relation établie entre le végétarisme et le développement spirituel, la recherche d’union avec le divin, la libération du cycle des réincarnations. Le végétarisme s’adresse aux pratiquants du yoga qui veulent avancer dans leur évolution spirituelle, par une pureté dans le corps et dans l’esprit en excluant certains aliments.

Toujours selon Mme Nizard, il y a deux catégories d’aliments, acides et alcalins. La nourriture alcaline se compose des légumes en majorité, de farine complète, de graines et la nourriture acide, se compose principalement de viande, produits laitiers, sucre, farine blanche et aliments transformés. «Plus tu manges alcalin, plus ton sans est alcalin et plus tu es détendu. C’est un processus physique »

De plus, comme je l’ai appris dans ma formation de Yoga, chez Namaste Yoga, par mon enseignante Véronique Valin, le premier Yama, ahimsa, porte sur la non-violence, donc sur le respect de toute forme de vie, donc la vie des animaux, la torture qui leur est affligée lors de leur mort. Le végétarisme est donc par ce fait une option à considérer en conscience et naturellement selon notre évolution propre.

L’alimentation et le yoga est un sujet très vaste et d’une importance capitale pour chacun, dont je pourrais parler encore longtemps, mais le mieux est de le vivre en conscience, un jour à la fois et faire les efforts pour atteindre : Un esprit sain, dans un corps sain.

 

Chantal Rondeau

Bibliographie
-C. Tikhomiroff WWW.natha-yoga.com-juillet 2015
-www.toutelanutritition.com
-Article de Caroline Nizard “Le végétarisme et yoga. Des représentations à la construction de soi »
Chercheuse affiliée à l’Institut d’histoire d’Anthropologie des religions - de l’Université de Lausanne.

-Véronique Valin, enseignante Namaste Yoga