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Pleine conscience : de la tradition bouddhiste à l’utilisation clinique

Par Geneviève Lévesque, M. Ps. éd.

 

« L’essence de la pleine conscience est universelle »
Jon Kabat-Zinn

Depuis la fin des années 90, et exponentiellement jusqu’à ce jour, la littérature scientifique foisonne d’écrits portant sur la pleine conscience (mindfulness). Issue des pratiques méditatives bouddhistes, la peine conscience est fondée sur les traditions spirituelles et philosophiques qui en découlent[1]. Longtemps réservée aux adeptes de la méditation, la pleine conscience et ses effets font désormais l’objet de nombreuses études conduites auprès de populations variées. Les disciplines s’attardant à ce concept sont multiples, allant de la médecine à l’éducation, en passant par la psychologie clinique, la santé globale et les neurosciences[2].

Dans le champ de la psychologie contemporaine, la pleine conscience est étudiée pour ses contributions positives à la santé mentale. En tant que levier d’intervention, la pleine conscience est vue comme une compétence qui se développe à travers la pratique expérientielle[3]. À ce jour, il n’y a pas de réel consensus quant à l’opérationnalisation du concept de la pleine conscience. En effet, la définition de la pleine conscience diffère selon les auteurs, leurs perspectives théoriques et leurs approches cliniques. Selon Germer et ses collaborateurs (2005), le terme « pleine conscience » peut être utilisé pour décrire un trait psychologique, une pratique permettant de cultiver la pleine conscience (comme la méditation en pleine conscience), un état de conscience ou encore un processus psychologique. Bishop et ses collaborateurs (2004) précisent que, dans un état de pleine conscience, les pensées et les émotions sont observées comme des événements sans que l’individu s’y identifie et sans que celui-ci y réagisse de manière automatique conformément à ses patrons de réactivité. Cette auto-observation semble introduire un espace-temps entre la perception de l’individu et sa réponse physiologique, émotionnelle, cognitive ou comportementale.

L’état de pleine conscience permet donc de répondre aux situations avec plus de réflexion par opposition aux réflexes habituels. Conséquemment, le potentiel adaptatif de l’individu est favorisé par la pleine conscience, tel un cercle vertueux.

Bonne pleine conscience!

[1] Csillik et Tafticht, 2012; Kabat-Zinn, 2015

[2] Williams et Kabat-Zinn, 2011

[3] Bishop et al., 2004; Bouvet et al., 2015; Kabat-Zinn, 2015

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