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De Patanjali à Freud… quand la psychanalyse rencontre les Yoga-Sûtra

Par Geneviève Lévesque, M. Ps. éd.

 

« La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions »

Sigmund Freud

 

L’approfondissement exhaustif des Yoga-Sûtra de Patanjali et la connaissance absolue de la théorie freudienne nécessitent tous deux de longues heures de lecture, de réflexion, d’introspection, d’observation, de contemplation, d’analyse… comme une boucle sans fin rappelant le symbole de l’infini. Cela dit, il semble que Freud et Patanjali n’aient pas que la profondeur et la complexité de leurs écrits en commun. De tous les textes qui ont pu influencer les théories psychanalytiques, les Yoga-Sûtra apparaissent comme étant fondamentaux dans l’articulation de l’approche freudienne. Les thèmes classiques abordés par celui que l’on nomme le père de la psychanalyse sont étroitement liés à ceux qui ont été explicités antérieurement par Patanjali. En effet, les concepts centraux issus des Yoga-Sûtra tels que la conscience, la souffrance, les empreintes du passé, l’ego, le désir, le détachement et l’énergie vitale se retrouvent chez Freud dans des expressions sémantiquement analogues, notamment lorsqu’il est question des thèmes liés à l’inconscient, à l’angoisse, aux conflits intrapsychiques, aux traumatismes infantiles, à la libido, au moi et aux pulsions. Malgré les siècles qui séparent ces deux hommes, les écrits de celui que l’on identifie comme le père du yoga ont transcendé l’espace et le temps pour se transposer dans l’élaboration d’une théorie qui, historiquement, a contribué de manière plus que significative à l’avancement des pratiques cliniques en psychologie. Qu’elles soient basées sur les divergences ou les convergences de vues des auteurs qui ont succédé à Freud, les approches contemporaines relatives aux sciences sociales et à l’éducation paraissent conséquemment marquées par les écrits de Patanjali. Nonobstant le fait qu’une telle conclusion puisse sembler d’envergure, il n’en demeure pas moins que sur le continuum de la temporalité, le yoga s’est jadis révélé comme une voie d’accès au bien-être psychologique et demeure encore à ce jour, et plus que jamais, un levier à promouvoir sur le plan individuel et sociétal.

 

Sources :

Berthelet Lorelle, C. (2003). La sagesse du désir. Éditions du Seuil, Couleur Psy. Paris.

Berthelet Lorelle, C. (2007). De l’un à l’autre. Spiritualité du yoga et psychanalyse. Voix psychanalytiques. Liber. Montréal.

Iyengar, B.K.S. (2012). Lumière sur les Yoga Sutra de Patanjali. Buchet Chastel. Paris.

« Le yogi doit manger avec modération, raisonnablement, sinon, peu importe son intelligence, il ne réussira pas. » Siva Samhita

Aussi dramatique que puisse paraître cette citation, elle révèle toutefois une vérité bien simple : le corps humain a besoin de l’alimentation pour deux grandes raisons. Tout d’abord comme carburant, afin de fabriquer l’énergie nécessaire pour fonctionner, ensuite, à titre de matière première pour se régénérer et renouveler sans cesse ses cellules. Pour optimiser ces deux besoins fondamentaux de notre corps, une alimentation saine et naturelle sera de loin la meilleure option!

Une façon toute simple d’orienter notre façon de se nourrir est de simplement se rappeler cette expression : « Nous sommes ce que nous mangeons! » Bien que la nourriture contribue à maintenir les fonctions vitales de notre corps, elle a également des effets subtils. Elle parvient notamment à former notre esprit. Raison de plus pour privilégier une alimentation naturelle. Des aliments frais, légers et nutritifs aident à maintenir un corps mince et flexible, clarifient en plus d’aiguiser l’esprit et préparent à la pratique du yoga.

Oui, ok, naturel, mais c’est quoi naturel?

Toute l’énergie vient du soleil, source de vitamine D et énergie vitale, Prana. Plus les aliments sont prêts de leur forme pure, c'est-à-dire sans transformation, plus l’énergie est transmise dans celui-ci. Dans ce même ordre d’idées, une alimentation végétalienne nous apporterait donc une source de nutriments par voie direct, tandis que les viandes et les poissons contiennent une énergie de seconde main.

Les glucides et les matières grasses sont les principales sources d’énergie pour le fonctionnement correct des organes. Les protéines, les minéraux et l’eau sont nécessaires pour la régénération continuelle des cellules. Les vitamines et les minéraux servent à réguler les processus du corps et pour maintenir les fonctions hormonales et enzymatiques. Les experts recommandent pour notre alimentation 55% de glucides, 30% de matières grasses, et 15% de protéines.

Le menu d’un yogi devrait donc se composer de céréales, de légumineuses, de nombreux fruits et légumes frais, de noix, de graines et d’une petite quantité de produits laitiers pour ceux qui en consomment. Cette alimentation est saine, bien équilibrée, facile à digérer et fournit au corps un maximum de nutriments et d’énergie. Le yogi bénéficiera donc d’un corps prêt à la pratique des asanas. Le repas devrait idéalement être pris deux heures avant la pratique ou une légère collation une heure avant, au besoin. Un ventre vide pourrait grandement diminuer l’énergie du yogi, affecter le maintien de son équilibre, emmener de la difficulté à se concentrer lors des postures et pourrait grandement troubler l’état méditatif lors des séances nécessitant cet aspect. L’estomac, deuxième cerveau du corps, est donc une machine qui doit être bien traitée car sinon, à lui seul, il pourrait faire échouer toute tentative de pratique! Ne le sous-estimez jamais!

PEACE

People : « C’est parce que tu fais full de yoga là que t’es rendue une hippie vegan grano? » …

Moi : « Peace mon frère, Peace! »

Non mais ok, parlons un peu de ce nouveau courant, qu’est le végétalisme. J’ose espérer que cette merveilleuse façon d’aborder l’alimentation ne sera pas qu’une mode, et qu’elle accueillera de plus en plus d’adeptes. Mon but n’est pas de paraître radicaliste, ni revendicatrice dans ces prochaines lignes, mais plutôt d’exposer mes motivations à ce régime de vie, basé sur beaucoup de recherches et de documentations que j’ai fait au cours des dernières années.

Tout d’abord, je dois vous avouer avoir longtemps jugé les personnes prônant la non-consommation de viande, ainsi que de produits laitiers, revendiquant le droit des animaux, et clamant haut et fort l’égalité de tout être vivant. Je les trouvais, disons, extrémistes, anticonformistes, ouais on va se le dire. Pourtant, j’ai toujours été Pro-Peace-and-Love, j’aimais tous les humains, voyais toujours le bon en chacun d’eux, prête à défendre toutes les causes humanitaires, la « Mère Thérèsa » que disait ma mère.

Mais les animaux, je les trouvais juste… bien beaux, pas particulièrement bons en bouche, sauf les produits laitiers, le fromage… le frooomaaageee… qui n’aime pas ça! Et puis j’ai commencé à m’entraîner beaucoup, j’étais une gym-girl, au gym 3hres/jour, steaks et œufs pour souper, tous. les. jours. Mais j’ai fini par frapper un mur, un pallier, j’y arrivais pas, j’avais mal à la tête, mes performances stagnaient. Mon conjoint m'a proposer de diminuer ma consommation de produits laitiers. Les changements que ça a apporté à mon corps, wow! De plus en plus je diminuais ma consommation de viande, et augmentais à la fois la prise de super-aliments : épices, légumineuses, légumes verts, grains, céréales. De fil en aiguille, pour mon corps, je suis devenue végétalienne.

C’est donc le côté santé du corps qui m’a d’abord séduite, et au fil des documentaires et des recherches que je faisais, le côté cruel m’est finalement apparu. Le côté sanglant, le côté douleur, le côté que la majorité de la population refuse de voir. Non pas par stupidité (ou autre qualificatif désobligeant), oh non, je n’en veux à personne. Je crois plutôt que c’est par manque de connaissances sur le sujet et les principaux fautifs à blâmer sont les médias, la surconsommation et surtout le M.A.R.K.E.KE.TING. Faire de la viande c’est payant, totalement cruel et inutile étant donné que l’humain peut très bien vivre sans protéines animales, mais oh combien enrichissant pour les multinationales. L’amour de la piasse gagnera toujours.

Pour en revenir à mon histoire, c’est lors de mon enrichissante formation d’HATHA 200H chez Namaste yoga qu’on m’a appris un merveilleux mot, qui m’accompagne maintenant tous les jours de ma vie, Ahimsa. Premier Yama, principe de la non-violence et de la compassion, envers chaque êtres vivants, vivre en totale harmonie tous ensemble. Étendre notre bienveillance à l’ensemble des êtres sensibles.

Dans un concept, où nos propres poules, que l’on nourrit gentiment et que l’on prend soin avec tant d’attention, nous donnent quelques œufs par semaine, voila un merveilleux échange, mais malheureusement la société n’en est plus là. Nous sommes dorénavant dans un univers où tout doit être produit en gros, plus de production, pour plus de demandes, demandes totalement irréalistes, basées sur des besoins totalement futiles, besoin que nous nous sommes créés par principe de suivre un modèle de société quelconque qui vient de on ne sait plus trop où! Aujourd’hui les recherches démontrent ouvertement que la consommation de viande et de produits laitiers est inutile, pourquoi continuer d’en consommer?

Comme Matthieu Ricard (Moine bouddhiste occidental, proche confident du Dalaï Lama, chercheur en génétique cellulaire écrivain et photographe, mon idole quoi!), le cite si bien dans son livre Plaidoyer pour les animaux : « Nous tuons chaque année 60 milliards d'animaux terrestres et 1 000 milliards d'animaux marins pour notre consommation. Un massacre inégalé dans l'histoire de l'humanité qui pose un défi éthique majeur et nuit à nos sociétés : cette surconsommation aggrave la faim dans le monde, provoque des déséquilibres écologiques, est mauvaise pour notre santé. Tout ça pour répondre à un besoin totalement personnel, puisqu’il n’en est pas du tout nécessaire pour notre survie. Pourquoi alors? ».

On me dit souvent : « Oui, mais ici les animaux sont bien traités! C’est pas comme ailleurs. » Ok, alors viens, je vais te flatter les cheveux, t’offrir un bon petit repas, t’endormir et tout douuuuuuuucement te tuer, je suis gentille han!

Non, mais non, je ne ferais jamais ça voyons, et c’est d’ailleurs pour cela que je refuse aujourd’hui de faire subir ce genre de traitement à tout être sensible. Point.

J’ai longtemps été dans le Vivre et laissez vivre, mais je me rends compte que c’était plus ma façon à moi de me déculpabiliser d’avoir changé mon alimentation, de refuser les plats cuisinés de ma tante, d’être différente, d’avoir décidé de m’avouer mes torts, d’assumer mes actes en ne me bandant plus les yeux devant tout ces reportages lugubres d’animaux tués en masse, et d’avoir dit Stop! Lorsque quelqu’un rétorquait que l’alimentation vegan c’est bien, mais pas pour tout le monde, et qu’il ne doit pas y avoir de pression de part et d’autre de la médaille, j’acquiesçais, me disant c’est vrai, chacun fait ses choix. Mais, c’est fini, maintenant j’encourage les gens à faire le changement, lorsque la personne ne veut rien entendre, je ne pousse pas plus loin, non, mais je n’acquiesce plus, je me dit simplement que cette personne à encore du chemin à faire, des choses à comprendre, avant d’être prête à faire face à cette nouvelle réalité, une réalité où la terre ne tournera que mieux, lorsque l’humain décidera de propager sa bienveillance au-delà des murs qu’il s’est bâti!

Donc, est-ce qu’il faut être vegan pour être yogi, je répondrai, ironiquement, non… MAIS, et je dit bien MAIS, il faut être sensible à tout cela, sensible aux changements que la terre attend de nous, sensible à ces animaux qui souffrent inutilement, sensible à l’énergie que nous apporte chaque petites bouchées de nos repas. Soyez honnêtes envers vous, êtes-vous à l’aise en lisant ce texte, si la réponse est non, c’est peut-être parce que vous vous sentez en faute? Que pourriez-vous faire pour remédier à ce sentiment? Parce que oui des solutions il y en a d’innombrables, et il n’est jamais trop tard pour se sentir libéré de toute violence. Il est impossible de tout changer d’un jour à l’autre mais chaque petite action en sera une de plus vers une libération. Faire l’épicerie de façon consciencieuse. Manger avec contemplation. Remplir son assiette et nourrir les gens que nous aimons avec des aliments riches en saveur, en vitamines et en nutriments, leur apportant tout ce dont ils ont besoin pour performer tout au long de leur journée tout en sachant que ce repas n’est constitué que d’amour envers les autres, n’aillant nullement causé de souffrances à autrui, WOW this is love my friend! Ceci est l’amour inconditionnel universel envers tout être sensible et ceci est un pas de plus vers une planète fonctionnant dans l’harmonie de tous.

Ceci était un message rédigé par la nouvelle Vegan Hippie Grano que je suis.

Peace mon frère, Peace!

¤ Ne sautez pas dans ce genre d’alimentation à pieds joints sans avoir au préalablement fait des recherches. Le corps a ses besoins et nous devons y répondre. Retirer viandes et produits laitiers est tout à fait réaliste, et vous ouvrira d’ailleurs les portes sur un tas d’alternatives alléchantes, mais vous devez savoir qu’on ne retire pas, on remplace.

¤ Vegan ou pas je vous apprécie quand même sachez le!

Alexandra Simard, professeure de yoga chez Namaste et végétalienne

Bon appétit

1830839-depuis-7-ans-elle-ne-mange-que-des-fruits-et-legumes!

« Le yogi doit manger avec modération, raisonnablement, sinon, peu importe son intelligence, il ne réussira pas. » Siva Samhita

Aussi dramatique que puisse paraître cette citation, elle révèle toutefois une vérité bien simple : le corps humain a besoin de l’alimentation pour deux grandes raisons. Tout d’abord comme carburant, afin de fabriquer l’énergie nécessaire pour fonctionner, ensuite, à titre de matière première pour se régénérer et renouveler sans cesse ses cellules. Pour optimiser ces deux besoins fondamentaux de notre corps, une alimentation saine et naturelle sera de loin la meilleure option!

Une façon toute simple d’orienter notre façon de se nourrir est de simplement se rappeler cette expression : « Nous sommes ce que nous mangeons! » Bien que la nourriture contribue à maintenir les fonctions vitales de notre corps, elle a également des effets subtils. Elle parvient notamment à former notre esprit. Raison de plus pour privilégier une alimentation naturelle. Des aliments frais, légers et nutritifs aident à maintenir un corps mince et flexible, clarifient en plus d’aiguiser l’esprit et préparent à la pratique du yoga.

Oui, ok, naturel, mais c’est quoi naturel?

Toute l’énergie vient du soleil, source de vitamine D et énergie vitale, Prana. Plus les aliments sont prêts de leur forme pure, c'est-à-dire sans transformation, plus l’énergie est transmise dans celui-ci. Dans ce même ordre d’idées, une alimentation végétalienne nous apporterait donc une source de nutriments par voie direct, tandis que les viandes et les poissons contiennent une énergie de seconde main.

Les glucides et les matières grasses sont les principales sources d’énergie pour le fonctionnement correct des organes. Les protéines, les minéraux et l’eau sont nécessaires pour la régénération continuelle des cellules. Les vitamines et les minéraux servent à réguler les processus du corps et pour maintenir les fonctions hormonales et enzymatiques. Les experts recommandent pour notre alimentation 55% de glucides, 30% de matières grasses, et 15% de protéines.

Le menu d’un yogi devrait donc se composer de céréales, de légumineuses, de nombreux fruits et légumes frais, de noix, de graines et d’une petite quantité de produits laitiers pour ceux qui en consomment. Cette alimentation est saine, bien équilibrée, facile à digérer et fournit au corps un maximum de nutriments et d’énergie. Le yogi bénéficiera donc d’un corps prêt à la pratique des asanas. Le repas devrait idéalement être pris deux heures avant la pratique ou une légère collation une heure avant, au besoin. Un ventre vide pourrait grandement diminuer l’énergie du yogi, affecter le maintien de son équilibre, emmener de la difficulté à se concentrer lors des postures et pourrait grandement troubler l’état méditatif lors des séances nécessitant cet aspect. L’estomac, deuxième cerveau du corps, est donc une machine qui doit être bien traitée car sinon, à lui seul, il pourrait faire échouer toute tentative de pratique! Ne le sous-estimez jamais!

PEACE

People : « C’est parce que tu fais full de yoga là que t’es rendue une hippie vegan grano? » …

Moi : « Peace mon frère, Peace! »

Non mais ok, parlons un peu de ce nouveau courant, qu’est le végétalisme. J’ose espérer que cette merveilleuse façon d’aborder l’alimentation ne sera pas qu’une mode, et qu’elle accueillera de plus en plus d’adeptes. Mon but n’est pas de paraître radicaliste, ni revendicatrice dans ces prochaines lignes, mais plutôt d’exposer mes motivations à ce régime de vie, basé sur beaucoup de recherches et de documentations que j’ai fait au cours des dernières années.

Tout d’abord, je dois vous avouer avoir longtemps jugé les personnes prônant la non-consommation de viande, ainsi que de produits laitiers, revendiquant le droit des animaux, et clamant haut et fort l’égalité de tout être vivant. Je les trouvais, disons, extrémistes, anticonformistes, ouais on va se le dire. Pourtant, j’ai toujours été Pro-Peace-and-Love, j’aimais tous les humains, voyais toujours le bon en chacun d’eux, prête à défendre toutes les causes humanitaires, la « Mère Thérèsa » que disait ma mère.

Mais les animaux, je les trouvais juste… bien beaux, pas particulièrement bons en bouche, sauf les produits laitiers, le fromage… le frooomaaageee… qui n’aime pas ça! Et puis j’ai commencé à m’entraîner beaucoup, j’étais une gym-girl, au gym 3hres/jour, steaks et œufs pour souper, tous. les. jours. Mais j’ai fini par frapper un mur, un pallier, j’y arrivais pas, j’avais mal à la tête, mes performances stagnaient. Mon conjoint m'a proposer de diminuer ma consommation de produits laitiers. Les changements que ça a apporté à mon corps, wow! De plus en plus je diminuais ma consommation de viande, et augmentais à la fois la prise de super-aliments : épices, légumineuses, légumes verts, grains, céréales. De fil en aiguille, pour mon corps, je suis devenue végétalienne.

C’est donc le côté santé du corps qui m’a d’abord séduite, et au fil des documentaires et des recherches que je faisais, le côté cruel m’est finalement apparu. Le côté sanglant, le côté douleur, le côté que la majorité de la population refuse de voir. Non pas par stupidité (ou autre qualificatif désobligeant), oh non, je n’en veux à personne. Je crois plutôt que c’est par manque de connaissances sur le sujet et les principaux fautifs à blâmer sont les médias, la surconsommation et surtout le M.A.R.K.E.KE.TING. Faire de la viande c’est payant, totalement cruel et inutile étant donné que l’humain peut très bien vivre sans protéines animales, mais oh combien enrichissant pour les multinationales. L’amour de la piasse gagnera toujours.

Pour en revenir à mon histoire, c’est lors de mon enrichissante formation d’HATHA 200H chez Namaste yoga qu’on m’a appris un merveilleux mot, qui m’accompagne maintenant tous les jours de ma vie, Ahimsa. Premier Yama, principe de la non-violence et de la compassion, envers chaque êtres vivants, vivre en totale harmonie tous ensemble. Étendre notre bienveillance à l’ensemble des êtres sensibles.

Dans un concept, où nos propres poules, que l’on nourrit gentiment et que l’on prend soin avec tant d’attention, nous donnent quelques œufs par semaine, voila un merveilleux échange, mais malheureusement la société n’en est plus là. Nous sommes dorénavant dans un univers où tout doit être produit en gros, plus de production, pour plus de demandes, demandes totalement irréalistes, basées sur des besoins totalement futiles, besoin que nous nous sommes créés par principe de suivre un modèle de société quelconque qui vient de on ne sait plus trop où! Aujourd’hui les recherches démontrent ouvertement que la consommation de viande et de produits laitiers est inutile, pourquoi continuer d’en consommer?

Comme Matthieu Ricard (Moine bouddhiste occidental, proche confident du Dalaï Lama, chercheur en génétique cellulaire écrivain et photographe, mon idole quoi!), le cite si bien dans son livre Plaidoyer pour les animaux : « Nous tuons chaque année 60 milliards d'animaux terrestres et 1 000 milliards d'animaux marins pour notre consommation. Un massacre inégalé dans l'histoire de l'humanité qui pose un défi éthique majeur et nuit à nos sociétés : cette surconsommation aggrave la faim dans le monde, provoque des déséquilibres écologiques, est mauvaise pour notre santé. Tout ça pour répondre à un besoin totalement personnel, puisqu’il n’en est pas du tout nécessaire pour notre survie. Pourquoi alors? ».

On me dit souvent : « Oui, mais ici les animaux sont bien traités! C’est pas comme ailleurs. » Ok, alors viens, je vais te flatter les cheveux, t’offrir un bon petit repas, t’endormir et tout douuuuuuuucement te tuer, je suis gentille han!

Non, mais non, je ne ferais jamais ça voyons, et c’est d’ailleurs pour cela que je refuse aujourd’hui de faire subir ce genre de traitement à tout être sensible. Point.

J’ai longtemps été dans le Vivre et laissez vivre, mais je me rends compte que c’était plus ma façon à moi de me déculpabiliser d’avoir changé mon alimentation, de refuser les plats cuisinés de ma tante, d’être différente, d’avoir décidé de m’avouer mes torts, d’assumer mes actes en ne me bandant plus les yeux devant tout ces reportages lugubres d’animaux tués en masse, et d’avoir dit Stop! Lorsque quelqu’un rétorquait que l’alimentation vegan c’est bien, mais pas pour tout le monde, et qu’il ne doit pas y avoir de pression de part et d’autre de la médaille, j’acquiesçais, me disant c’est vrai, chacun fait ses choix. Mais, c’est fini, maintenant j’encourage les gens à faire le changement, lorsque la personne ne veut rien entendre, je ne pousse pas plus loin, non, mais je n’acquiesce plus, je me dit simplement que cette personne à encore du chemin à faire, des choses à comprendre, avant d’être prête à faire face à cette nouvelle réalité, une réalité où la terre ne tournera que mieux, lorsque l’humain décidera de propager sa bienveillance au-delà des murs qu’il s’est bâti!

Donc, est-ce qu’il faut être vegan pour être yogi, je répondrai, ironiquement, non… MAIS, et je dit bien MAIS, il faut être sensible à tout cela, sensible aux changements que la terre attend de nous, sensible à ces animaux qui souffrent inutilement, sensible à l’énergie que nous apporte chaque petites bouchées de nos repas. Soyez honnêtes envers vous, êtes-vous à l’aise en lisant ce texte, si la réponse est non, c’est peut-être parce que vous vous sentez en faute? Que pourriez-vous faire pour remédier à ce sentiment? Parce que oui des solutions il y en a d’innombrables, et il n’est jamais trop tard pour se sentir libéré de toute violence. Il est impossible de tout changer d’un jour à l’autre mais chaque petite action en sera une de plus vers une libération. Faire l’épicerie de façon consciencieuse. Manger avec contemplation. Remplir son assiette et nourrir les gens que nous aimons avec des aliments riches en saveur, en vitamines et en nutriments, leur apportant tout ce dont ils ont besoin pour performer tout au long de leur journée tout en sachant que ce repas n’est constitué que d’amour envers les autres, n’aillant nullement causé de souffrances à autrui, WOW this is love my friend! Ceci est l’amour inconditionnel universel envers tout être sensible et ceci est un pas de plus vers une planète fonctionnant dans l’harmonie de tous.

Ceci était un message rédigé par la nouvelle Vegan Hippie Grano que je suis.

Peace mon frère, Peace!

¤ Ne sautez pas dans ce genre d’alimentation à pieds joints sans avoir au préalablement fait des recherches. Le corps a ses besoins et nous devons y répondre. Retirer viandes et produits laitiers est tout à fait réaliste, et vous ouvrira d’ailleurs les portes sur un tas d’alternatives alléchantes, mais vous devez savoir qu’on ne retire pas, on remplace.

¤ Vegan ou pas je vous apprécie quand même sachez le!

Alexandra Simard, professeure de yoga chez Namaste et végétalienne

Bon appétit

1830839-depuis-7-ans-elle-ne-mange-que-des-fruits-et-legumes!

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